Ma Thérapie !!

Tout a commencé il y a quelques années, à la fin de ma scolarité.

Études finies je devais trouver un emploi mais les choses n’étaient pas si simple que ça, j’ai donc plutôt fait des stages pour finir au chômage. J’ai tenté d’aller bosser avec la famille mais ceci c’est plutôt mal passé. Cette situation n’a fait qu’empirer de jours en jours, mes parents ne faisaient que de m’engueuler, de me traiter de bonne à rien comme si j’en étais pour quelque chose. Ne supportant plus cette ambiance, étant loin de mes amies, j’ai décidé de partir et retourner près de mes repères.

C’est alors que j’ai rencontré P. un homme que mes parents n’acceptèrent pas, à chaque coup de téléphone c’était des injures et des reproches que je ne supportais pas, je pleurais à chaudes larmes et ne m’en remettais pas. Mais qu’importe je pensais l’aimer et j’étais bien là où j’étais, bien que plus le temps passait, plus le fossé entre mes amis et moi se creusait. Ils n’acceptaient pas que je m’enferme, ils me jugeaient et eux aussi me critiquaient.

Une année et quelques mois plus tard, je quittais P qui me trompait, me manipulait, et me volait. Je me retrouvais pratiquement seule, et incapable d’avancer. Je décidais de retourner chez mes parents. Là encore les reproches s’accumulaient. Je ne parvenais pas à remonter la pente et encore moins trouver un emploi et des amis.

Je fis alors la rencontre de ChériChéri. Un vrai bol d’oxygène pendant quelques mois, jusqu’à ce que certaines filles et la distance se mettent en travers de notre chemin. Mes doutes, mes peurs réapparurent. Je me retrouvais seule, avec une mère qui m’insultait chaque fois plus, une sœur ainée jalouse et froide, je perdais complètement pied, je me sentais inutile, je m’enfermais chaque fois plus. A chaque séjour de ChériChéri les choses reprennent un peu le droit chemin mais mes craintes ne faisaient durer la sérénité… J’en devenais agressive… Personne ne se souciait de ce qu’il pouvait bien se passer… Les disputes avec ChériChéri se multipliaient, ma mère et ma sœur en venaient presque à me frapper et toujours insulter. J’avais atteins le fond… je n’en pouvais plus.. je pleurais des jours entiers…

Je décidais alors d’aller voir mon médecin. Ma mère m’accompagna. Je croyais qu’ainsi cela lui permettrait d’ouvrir les yeux… Le diagnostique est tombée « dépression« … Le médecin me donna quelques conseils et des anti-dépresseurs. J’ai cru que les choses pourraient alors enfin rentrer dans l’ordre… Il est vrai que je me sentais mieux, malgré quelques crises d’angoisse de temps en temps. Les choses prirent un autre tournant avec ChériChéri et ma mère se calma un peu…

Les mois passèrent… quelques disputes par ci par là mais rien d’alarmant, j’avais de nouveau la force d’affronter les aléas du quotidien.

Mais voilà, que depuis quelques semaines, elle commence à repointer le bout de son nez. Je suis toujours sans amis, sans emploi, ChériChéri qui a des attitudes qui ne me plaisent guère, une mère qui reprend le chemin des cris et des injures…

Je sature, j’étouffe, j’ai mal, je me sens vide et seule… Je tente de parler mais personne ne semble m’écouter.. alors j’avance comme je le peux, mais les crises de larmes et d’angoisse reviennent petit à petit. J’ai envie de partir, de disparaître, mais aussi d’être enfin heureuse !!! A croire que le bonheur n’est pas pour moi. Je n’ai plus la force de me battre, j’en ai assez.

Pourquoi dois-je toujours affronter ça seule ?! Pourquoi personne ne me comprend et me tend la main ?! Combien de temps encore pourrais-je supporter ça ?!

Janvier est le mois du départ… comment sera ma vie là bas ?! Serais-je heureuse avec ChériChéri ?! Aurais-je assez de confiance en moi pour me lancer dans cette aventure, trouver un emploi et continuer ma vie ?! Tant de questions, tant de doutes mais aussi tant de douleurs et de manques…

Vous avez ici un aperçu de mon passé, de mon quotidien. J’aurais voulu développer certains aspects mais à quoi bon faire revenir à la surface des situations, des paroles qui sont si douloureuses… je crois que cela suffit pour se rendre compte…

Publicités

12 réflexions sur “Ma Thérapie !!

  1. Encore un article très touchant et oui, il y a certaines parties de ta confession qui mériteraient d’être développées car je ne crois pas qu’il faille tout mélanger même si au final ça te fait ressentir cette ambiance morose.
    Il y a un passage que je n’accepte pas, et une phrase en particulier qu’aucun être humain devrait accepter et c’est quand tu dis : « A croire que le bonheur n’est pas pour moi. » Il est là, il est partout, il faut savoir le saisir et l’entretenir. Plus facile à dire qu’à faire mais tu sembles être au début du chemin et il est nécessaire de persévérer. Je me permet de te renvoyer vers cet article qui m’a touché sur le même sujet : http://zenuchi.wordpress.com/2012/11/04/ou-est-le-bonheur/
    Ca ne sera pas facile au début mais ça en vaudra toujours la peine. La tristesse ne se soigne pas à coup de médicament.

    « Je n’ai plus la force de me battre, j’en ai assez. ». Arrête de te battre alors (ça ne veut pas dire arrêter de persévérer). Tu as le droit d’être triste, d’être en colère sans forcement te battre. Assume ce que tu ressens mais pour toi et pas pour ou contre les autres.

    « Pourquoi dois-je toujours affronter ça seule ?! Pourquoi personne ne me comprend et me tend la main ?! Combien de temps encore pourrais-je supporter ça ?! »
    Il est peut-être là le problème, attendre que ça vienne de quelqu’un d’autre…

    En tout cas je te dis bravo pour arriver à exprimer ce malaise, à mettre des mots sur tes maux et je t’encourage à continuer tant que ça te fait du bien mais je ne te tendrai pas la main, c’est à toi de trouver ton chemin!

  2. bon, félicitations, tu viens de gagner un commentaire de 3 pages ! 😉

    Je suis contente de lire ton témoignage (malgré ce qu’il contient de larmes, de trahisons et surtout de solitude) parce que maintenant je peux voir d’où vient ton mal-être et donc peut-être mieux t’aider si je peux…

    J’ai vécu des choses similaires (comme quoi, mêmes causes, mêmes résultats) et je tenais exactement le même discours que toi, pas plus tard qu’il y a une semaine.

    En fait, les deux choses que je sens tout particulièrement dans ton texte c’est l’insécurité et le sentiment de solitude.

    C’est très perturbant déjà d’avoir une famille où les critiques, les piques voire les baffes fusent facilement parce que quand on a des problèmes dans notre vie, on aimerait bien pouvoir se retourner vers eux pour qu’ils nous entourent mais on a peur d’être encore une fois rabroué, rejeté ou même moqué.

    Alors on se cherche des appuis extérieurs (des amis, un chéri, un boulot ) mais quand on a l’impression que la sœur jalouse voudrait juste être fille unique (j’en ai une aussi sauf que c’est ma cadette), que les amis nous lâchent ou qu’on a du mal à s’en faire de nouveaux, que le chéri n’est pas toujours un chéri à toute épreuve et que le boulot tarde à venir, le craquage est proche. C’est normal, c’est l’accumulation.

    J’ai l’impression aussi que ton prochain départ te cause aussi un certain stress supplémentaire (peut-être une peur de ne pas « assurer », peur de vivre en couple au quotidien, de perdre un peu tes repères, de te sentir fragile là-bas, d’être déçue ?)

    Que faire ? Déjà, sache que tu n’es pas toute seule. Il y a nous les bloggeuses, on est là hein, même si on peut apparaître comme des entités virtuelles, on te lit, on t’entend, on te parle, on compatit et on te soutient.

    Quand ta mère commence à crier, à insulter (je ne sais pas si c’est en présence ou par téléphone ?), tu dis stop, tu dis  » je ne tiens pas à venir (ou à t’appeler) pour me faire insulter ou crier dessus donc je m’en vais (ou je raccroche). On se reparlera dans le calme, la prochaine fois. »

    Et tu fais ça à chaque fois jusqu’à ce qu’elle comprenne (et crois-moi elle va finir par comprendre).

    Dès que ça monte en pression, que ça gueule, tu poses les limites et tu t’en vas, calmement, comme une adulte que tu es. Tu veux bien parler avec ta mère mais à condition qu’elle te respecte car toi, tu l’aimes et tu la respectes donc donnant-donnant, y’a pas de relation bourreau-victime qui tienne.

    Le respect, c’est la base de toute relation normale et équilibrée entre adultes, qu’il s’agisse de parents-enfant ou pas.

    Tu verras, ça te fera énormément de bien de sentir que tu te respectes et que tu apprends à te faire respecter. Ça va te donner une force nouvelle qui va rejaillir petit à petit sur les autres domaines de ta vie. Parce que quand tu verras que tu arrives à faire ça avec ta mère, ce sera encore plus facile de le faire avec les autres gens.

    C’est du testé, approuvé par moi (alors que je peux te dire que les miens de parents, sont aussi bien coriaces dans le genre hystérique et agressif) et en plus, ma psy me l’a recommandé aussi.

    Ce qui donne du pouvoir aux gens sur nous, c’est notre manque affectif.
    On a peur de s’imposer parce qu’on a peur d’être abandonné.
    Sauf qu’il vient un moment où il faut faire le tri et poser des limites.
    Ta quête doit être le respect avant l’affection ou l’amour (je mettrais cette phrase en gras, si je pouvais).
    D’abord le respect, ensuite l’amour, jamais l’inverse car l’amour sans respect c’est de la relation de seconde zone qui enfonce au lieu d’épanouir.

    De plus, on n’est pas sur Terre pour être utile à quelque chose et encore moins à quelqu’un, on est avant tout sur Terre pour nous et simplement pour vivre tranquillement ce qu’on a à vivre. Ça n’empêche pas de donner aux autres, contribuer à la société mais pas dans n’importe quelle condition, uniquement par choix et encore une fois dans une climat de respect mutuel.

    Aucun être humain n’a plus de valeur qu’un autre, aucun être humain n’a le droit de décider de notre vie à notre place ou de nous dire qu’on est bon à rien.

    Je ne sais pas de quoi il retourne exactement mais quant au choix de partir rejoindre ton amoureux, il faut en tout cas que ce choix vienne vraiment de toi et en toute conscience que ce sera une bonne chose pour toi. Pas parce que tu aurais peur de le perdre si jamais tu avais besoin d’un peu plus de temps pour concrétiser tout ça (je dis ça vraiment au cas où puisque je ne connais pas les tenants et les aboutissants de ce projet). Juste pour dire qu’il faut aller vers ce qui nous évoque la joie et la liberté.

    Pour ce qui concerne les amis, c’est sûr qu’on ne s’en fait pas de nouveaux du jour au lendemain (surtout à partir de la trentaine), c’est comme toute relation, ça se construit petit à petit. Un bon entraînement c’est de parler un petit peu chaque jour à des gens qu’on croise régulièrement (un voisin, une boulangère). Ça permet de regagner progressivement confiance dans ses capacités à « socialiser » (parce que quand on est en dépression, on a tendance à vouloir rester dans sa grotte). Parfois, certains seront fermés mais à l’inverse d’autres seront chaleureux et ça fera du bien.
    Et puis au pire, il y a le net aussi.

    Comme pour le respect, mets un point d’honneur à t’entourer de gens bienveillants (les gens bienveillants c’est ceux qui te demandent comment ça va et qui écoutent attentivement ta réponse à leur question, ceux qui te disent merci, s’il te plaît et pardon, ceux qui te valorisent au lieu de te critiquer/rabaisser, ceux qui te proposent de t’aider – sans que tu l’aies forcément demandés – et non ceux qui t’obligent d’une façon ou d’une autre à faire des choses pour eux).

    Donc, ne flippe pas, tu as des tas de projets à accomplir, de choses à faire, et deux choses en particulier :
    prendre soin de toi pour te guérir (incluant te protéger de tous ceux qui veulent t’envoyer des mauvaises ondes) et apprendre à te faire respecter en toutes circonstances. Tous ceux qui te parlent mal, qui veulent profiter de toi, qui te critiquent plus qu’ils ne te valorisent —–> exit, mise à distance jusqu’à nouvel ordre. Ceux qui sont gentils avec toi et te montrent qu’ils t’apprécient sincèrement ——–> welcome !

    Tu verras, petit à petit, tu vas te reconstruire un monde à l’image de ce qu’il te faut, un monde où tu te sentiras bien et en sécurité et tu n’auras plus peur de croiser des mauvaises âmes à l’extérieur, d’une parce que tu sauras les reconnaître et les envoyer bouler calmement, de deux parce que tu auras enfin le sentiment d’être entourée et appuyée.

    Voilà, j’espère que ça va vite aller mieux, si tu es capable de venir montrer la lumière aux autres (et à nous sur HC, aussi), c’est bien qu’elle est en toi cette lumière alors profite-en aussi, deviens ta propre meilleure amie bienveillante, optimiste et à l’écoute ;).

  3. Ton article est très touchant ! A vrai dire je ne sais pas quoi dire d’autre, je n’ai rien vécu ou rien côtoyé qui s’y rapproche, mais j’espère vraiment que ça ira mieux pour toi ! Courage ! 🙂

  4. je pense à toi très fort, je suis là si tu as besoin.

    hier, j’ai osé dire à mon père, alors tu vois on peut toujours.
    mais c’est en toi que tu dois trouvé la force,
    les autres ne peuvent pas le faire pour toi.

    je t’embrasse fort, à très bientôt.

  5. Merci à tous pour vos conseils et votre soutien. Vous avez raison sur toute la ligne, mais bien que l’on ait conscience de tout ça, il est souvent difficile d’avancer sur ce chemin, de se faire violence et oser. Je vais suivre ces petites lignes directrices, faire de mon mieux pour atteindre mon bonheur à moi. Je vais lire et relire ces commentaires lorsque je me sentirais perdue ou ferais à nouveau appel à vous si vous le voulez bien… Le chemin sera sinueux mais je garde espoir. Et encore une fois MERCI 🙂

  6. J’arrive sur cet article 10 ans plus tard mais s’il y a une chose que je peux dire c’est que tu me sembles vraiment forte et courageuse (!), tu peux en être certaine même. J’espère de tout coeur que tu pourras trouver le chemin qui mènera à ton bonheur et si tu as besoin de parler n’hésite pas. Bonne chance pour tout 😉

  7. Bien sur que tu as droit au bonheur et je suis sûre que tu le trouveras. Le départ sera ta bouffée d’oxygène. J’étais dans le même cas ( pas aussi extrême au niveau des coups ) avec mes parents et depuis que je vis à 1000km d’eux, tout va mieux. On se voit 2 fois par an et finalement, c’est suffisant. ça fiat du bien de retrouver ses racines mais au moins je fais ma vie. Je n’attends rien d’eux, que ce soit une approbation ou un quelconque soutient matériel. Je fais ma vie, POINT. Que ça leur plaise ou non.
    Ce qui te bouffe c’est que dès que tu fais un choix, tu doives le justifier et s’il ne leur convient pas, ils te le font savoir. Mais attend, c’est quoi ce bordel. Quand eux ils font leur vie, tu interviens personnellement pour leur dire de ne pas faire ou ne pas faire ça ? La famille c’est important, mais faut pas tout mélanger. Ils peuvent te conseiller, mais pas t’obliger à suivre telle ou telle direction.
    Si j’étais toi, je n’attendrai même pas Janvier…
    De partir construire ma vie ailleurs, ça m’a sauvé … C’est extrêmement difficile, mais je suis sûre que tu pourras y arriver. Ca demande du courage, de la patience et de la motivation, mais une fois que tu goûtes à cette liberté d’être ENFIN TOI, c’est que du bonheur.
    Finalement, il en faut peut pour être heureux =).

    • Je ne peux partir avant Janvier malheureusement… j’aurais voulu partir dès septembre mais bon on ne peut pas toujours faire comme on veut… mais en tout cas, même si le départ me fait peur quelque part, je sais qu’il me sera bénéfique donc vivement =)

  8. J’espère que ça t’a fait beaucoup de bien d’écrire cet article. Pour ton départ en janvier, peut-être que ça ira mieux avec ChériChéri car tu seras éloignée des tensions familiales. Tu trouveras peut-être un nouveau souffle, dans ta tête mais également dans ton couple. Je l’espère en tout cas !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s