L’école en Suisse …

Ayant grandi en France, je ne connais personnellement que le système scolaire de ce pays, ce qui ne m’empêche pas pour autant d’avoir un certain avis sur celui de mon pays d’accueil actuel, la Suisse.

Je travaille avec beaucoup de mamans ayant des enfants en âge d’aller à l’école, j’en entends donc parler tous les jours. Et à vrai dire toutes ces aventures entendues de leur bouche ne me donnent pas du tout envie d’élever mes enfants dans un tel système.

Je ne vais pas vous expliquer comment se passe exactement chaque étape du cursus scolaire (il y a tout de meme des points positifs je vous rassure), ni vous parler des classes par niveau mais plutôt de la mentalité de ceux qui ont aussi la responsabilité de veiller et de guider nos enfants dans leur apprentissage via quelques exemples concrets.

Ce qui me choque le plus et que je n’accepterais jamais est le fait que les instituteurs veuillent que les parents laissent leurs enfants aller à l’école seuls dès l’âge de 4/5 ans !!!! Si un bus les prenait et les déposait juste devant l’établissement je ne dis pas, le danger serait moindre. Mais les laisser seuls, dans les rues, où des gens malsains se promènent, ou encore traverser les passages piétons où pas tous les conducteurs sont responsables… Alors là non !!!! Leur but est de rendre les enfants independants. Mais n’y a t- il pas d’autres manières pour ça ?! Et après les parents qui osent accompagner leur petit se voient encore pratiquement insultés ?! Mais où va le monde ?!

Et je ne vous parlerais pas des instits inconscients qui ne s’aperçoivent même pas qu’une petite de 4 ans à « fuguer » lors de la récréation pour rentrer chez elle, parce que ceci peut arriver même ailleurs… mais quand même !!!!

Ou alors de cette institutrice qui a voulu punir un de ses élèves de 4 ans qui n’arrivait pas à s’habiller seul, en lui interdisant de monter dans le bus scolaire et le laissant ainsi seul devant son école pendant des heures (et je ne vous parle pas de l’état des parents ne trouvant pas leur bébé à l’arrêt de bus). Mais là aussi, cela peut arriver dans un autre pays !!!!

Bref.. voilà pour l’épisode petits bouts de chou. Maintenant parlons des plus grands… Il faut savoir qu’en Suisse, le système scolaire ne laisse de la place qu’à ceux qui bossent bien et très bien.

L’école est obligatoire jusqu’à l’âge de 15/16 ans, âge auquel l’enfant doit savoir s’il veut s’orienter dans des études dites universitaires ou s’il veut plutôt faire un apprentissage mêlant travail et école donc (Ça aussi un peu idiot car moi même à 18 ans je ne savais pas encore ce que je voulais faire de ma vie)… Il faut savoir que tout élève qui veut poursuivre dans l’apprentissage, se doit de trouver un patron avant même l’inscription à l’école sinon il ne pourra poursuivre sa scolarité. Mais sachant que les patrons se basent sur le livret scolaire, si l’ado n’a pas de bonnes voire d’excellentes notes, il se verra refusé à chacunes de ses tentatives. Alors dites moi… que devient un enfant médiocre qui ne trouve pas de place ?! Il se retrouve à chercher un job, n’ayant aucun diplôme ou il doit recommencer ses dernières années d’étude jusqu’à avoir un niveau décent. Wahou. Mais tous ne sont pas faits pour les études et ce n’est pas pour autant qu’ils ne veulent pas apprendre un métier. Pourquoi ne leur laisse t-on pas de chances ?! En France au moins il existe des Cap, Bep et autres voies professionnelles qui laissent la possibilité aux moins bons de prouver leur capacité dans un dit domaine. Je ne comprends pas… Et je vois la détresse des mamans qui se demandent quoi faire pour motiver leur enfant à ne pas baisser les bras.

Et je ne vous parlerais pas des profs qui, avant le choix de voie de leurs élèves, sont capables de dire aux moins bons qu’il est inutile d’étudier pour eux, au lieu de les soutenir et de prendre de leur temps pour les aider dans leurs lacunes. C’est inconcevable pour moi. Ils sont là justement pour leur apprendre des choses et les aider à évoluer, non pas pour leur faire perdre confiance… Là encore ceci peut arriver ailleurs… Mais quand même !!!!!

Voilà quelques raisons qui font que je n’ai pas envie de voir mes enfants grandir dans un système pareil. Je ne dis pas que les autres sont meilleurs, car ils ont tous des lacunes, mais ces quelques expériences m’ont tout de même refroidi…

Raison de plus pour quitter la Suisse ?!


10 réflexions sur “L’école en Suisse …

  1. Les exemples que tu donnes font froid dans le dos !
    Je veux bien qu’il soit nécessaire d’aider l’enfant à acquérir autonomie et indépendance, mais il y a un âge pour tout. Là, c’est de la pure folie :O

  2. Je pense en effet que le système suisse n’est pas fait pour toi.
    Pour ma part, je vis en Suisse depuis 10 ans, j’ai un petit bout de 15 mois et certes, le système est différent de celui de la France, mais ni pire ni meilleur.
    Concernant le trajet des petits, il faut savoir qu’ils le font généralement à plusieurs. Et dans un village comme le mien, tout le monde veille (ou surveille) tout le monde. Les conducteurs respectent également – et bien plus largement qu’en France – les limitations de vitesse et surtout les passages piétons. Ca dépend évidemment de l’environnement, mais moi, ça ne me choque pas. D’ailleurs, je le faisais petit dans le village, pourtant français, où j’habitais…
    Concernant le système d’apprentissage, il faut aussi savoir qu’il est beaucoup plus perméable qu’en France. En Suisse, il n’est pas rare d’avoir fait un apprentissage de commerce par exemple (équivalent de notre secrétariat) et d’ensuite obtenir des places de direction dans des compagnies assez grandes si l’on fait ses preuves. De même, le bac est réservé effectivement aux meilleurs élèves, mais est-ce vraiment un but que d’avoir une classe d’âge qui a à 80% le bac et qui se casse la gueule une fois à la fac ? En tout cas, je n’ai jamais eu de jeunes autour de moi qui n’a pas su trouver une place d’apprentissage. Rha oui, aussi : le système de formation continue est beaucoup plus développé en Suisse : il n’est pas rare de faire un premier cursus plus ou moins poussé et de rempiler après pour se spécialiser. Une fois qu’on a de l’expérience et de la maturité, ce qui n’est pas plus mal.
    Bref, c’est dommage, car tu as l’air de passer à côté d’un pays qui, s’il n’est pas parfait, propose des solutions qui lui sont certes spécifiques mais qui méritent d’être comprises.

    • Il est évidemment plus simple dans les petits villages mais en ville le problème est différent. Pour ce qui est du reste, les exemples que j’ai donné sont réels mais ne représentent pas la majorité heureusement. Tout est question de volonté au final…

  3. Suisse de naissance, j’ai fait la totalité de ma scolarité ici. Je ne sais pas dans quel canton tu réside mais, les cas que tu énonces sont réellement extrême. Mon conjoint et moi-même travaillons dans le secteur de l’éducation et jamais, oh grand jamais je n’ai entendu de telle chose en école… Alors oui, savoir ce que l’on veut faire à 15 ans est légèrement excessif mais l’avenir reste ouvert pour ces adolescents. Et je te rassure, moi même ayant été une enfant problématique en école obligatoire, avec une dernière année catastrophique (redoublement ou sortie d’école), j’ai réussi à trouver un apprentissage et avoir un CFC. Donc non, rien n’est perdu pour les « cancres », ils leur suffit juste de se sortir les pouces du … et prouver qu’ils veulent aller de l’avant 🙂
    Quoi qu’il en soit, je reste d’accord sur les cas avec les enfants en bas âge et je trouve ça révoltant même… Malheureusement, beaucoup perde patience et oublie que leur métier est censé aider les enfants et non les couler.
    À bientôt 🙂

    • Suite à cet article, des suisses ont dit partager mon avis sur le fait qu’il y a une réelle compétition dans le système scolaire… Je ne le vis pas personnellement mais cela m’a juste refroidi. Heureusement il y a de tout Et aussi de bons dénouements 🙂

  4. Hello ! je me permets de rebondir sur ton article, moi aussi Française (et ayant réalisé l’ensemble de ma scolarité en France) et vivant désormais en Suisse depuis plusieurs années. Certes, je te rejoins sur le fait qu’en Suisse, il est décidé très tôt du futur des enfants, et qu’ils sont très vite séparés entre « bons » et « mauvais » (ce qui est, je pense, très dur à vivre pour un enfant ayant des difficultés). En revanche, ce que je trouve super en Suisse, c’est que si l’enfant se réveille un peu tard, il peut toujours, à la suite de son CFC, passer sa maturité et rejoindre ensuite l’université grâce à une année de passerelle et passer son Bachelor et son Master. Il mettra plus de temps, mais il y arrivera, et toutes les options sont disponibles du moment que l’on est motivé.
    En France, on a un peu plus de temps pour se décider (ce qui est super si l’on est indécis), cependant, on est très vite cloisonné, sans plus aucune possibilité de changer de voie (d’ailleurs, je ne sais même pas si après un CAP/BEP il est un jour possible de rejoindre l’université…).
    En Suisse, le CFC est une super option, très valorisée (contrairement à l’apprentissage en France), et pas seulement réservée aux mauvais élèves, bien au contraire, et je ne connais personne qui soit resté sans apprentissage.
    Je pense qu’il y a du bon et du mauvais dans les deux systèmes 🙂 !

    • Hello Et merci pour ton avis 🙂

      Je ne suis pas contre le CFC, au contraire, mais moi j’en connais qui n’ont pas réussi à trouver de patrons et ont dû changer de voix, ce qui est un peu dommage quand tu as une idée précise de ce que tu veux faire de ta vie… tout ça à cause de notes… Mais comme tu dis, il y a du bon et du mauvais dans les deux 😉

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