Sains et saufs 

Si vous suivez l’actualité internationale et mon Instagram, vous saurez que ma semaine a commencé de la pire façon qu’il soit…

Je vais quand même vous résumer la chose. Dimanche, le Portugal était ravagé de tout côté… J’ai passé des heures sans avoir aucunes nouvelles de mes parents alors que notre ville était encerclée par les flammes… Mes parents combattaient seules cette horreur pour sauver nos maisons… Le pire aurait pu arriver… Mais heureusement, Dieu et nos anges gardiens étaient avec nous, avec eux…

Depuis je ne cesse d’y penser, d’imaginer l’enfer qu’ils ont dû vivre et ce qui aurait pu se passer. Et moi loin d’eux. Certes, peut-être que je n’aurais rien pu faire, même maintenant, mais ne pas être au près d’eux dans cette épreuve m’est difficile. Je sais qu’ils sont mal, qu’ils sont encore sous le choc et je suis là à poursuivre ma vie comme si rien ne s’était passé. Ou presque.

Ce sont des moments comme celui ci qui rendent la distance beaucoup plus difficile à vivre. Ce sont des moments comme celui ci qui te font prendre encore plus conscience de l’importance qu’ont les gens. On a beau avoir eu quelques tensions dans le passé, j’ai laissé ma rancune de côté depuis bien longtemps. Ce sont mes parents et je n’imagine pas ma vie sans eux. Ils sont en quelque sorte mon pilier.

Aujourd’hui je n’ai qu’une hâte. Être à ce week-end de novembre pour enfin les prendre dans mes bras.

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Ici ou ailleurs ?! Du pareil au même ?!

Ce n’est pas la première fois que j’y fais allusion. Même avant d’être ici, en Suisse. Et là ça revient. Je ne sais pas si c’est dû au changement de saison ou à la monotonie qui s’installe… mais j’ai parfois des envies d’ailleurs.

J’ai l’impression de ne pas réussir à trouver ma place en fait. À Paris j’y avais mes amis, mes habitudes, mes sorties mais j’en avais assez de ces gens, ce stress. Et il me manquait quelque chose… Au Portugal, j’y avais ma famille, la chaleur, la convivialité mais je n’avais plus mes repères ni mes amis ni de travail… En Suisse, j’ai un boulot et une minuscule partie de ma famille… c’est à peu près tout. Pas d’amis, pas vraiment de sorties. Juste de beaux paysages.

C’est quoi mon soucis ?! Certains diront que je ne sors pas assez pour faire des rencontres. Vrai. Mais je ne vais pas faire les cafés/bars/pubs/disco pour ça. Et mis à part des magasins, le bord du lac et la montagne, il n’y a pas grand chose…

Puis il ne faut pas se mentir, mais mes horaires en décalés sont un gros désavantage. Je suis crevée et quand j’ai du temps pour moi je n’ai pas envie de ressortir ma voiture ni prendre le train… sans parler du sport !! Je vous ai parlé de mes envies dans le dernier post, mais je n’ai pas encore trouvé la motivation (surtout que j’ai été un peu malade la semaine dernière)…

Bon.. j’avoue… en l’écrivant noir sur blanc ici, je me dis que ça sera pareil ailleurs si je continue sur ce rythme là !!!!

Mais je ne sais pas.. j’ai l’impression qu’il me manque une certaine motivation pour oser, pour sortir, pour profiter. Mais quoi ?! Le temps ?! Des gens plus conviviaux et moins « Je ne fais la fête qu’en me saoulant » (cf les collègues de boulot) ?! Un boulot plus valorisant ?! La famille ?! Les amis ?!

N’empêche je me dis que si j’allais ailleurs ça serait différent. Que je pourrais avancer et vivre au lieu de survivre avec un quotidien qui est devenu tellement routinier… (alors que certes, je pourrais changer les choses ici…)

En fait c’est vrai… je suis compliquée !!!