Rassurés 

1 mois s’est écoulé depuis les incendies qui ont dévastés mon pays. 1 mois que je faisais des cauchemars et que je m’inquiétais pour mes parents.

Ce week-end j’ai enfin pu être rassurée et les rassurer. Les retrouvailles ont été intenses et mêlées de larmes. Nous avons eu tellement peur. Nous avions besoin de nous retrouver.

J’aurais pu alors simplement me contenter de ça, égoïstement, et ignorer en quelque sorte ce qui s’était passé mais impossible. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir les dégâts, bien que ceux ci sont flagrants à tout endroit. Des dizaines voire des centaines de maisons ravagées. Des hectares de forêts brûlées. Des milliers de gens traumatisés.

Je suis restée des heures à écouter les récits de toutes ces personnes ayant vécues les pires heures de leur vie. Ces personnes qui ont lutté et ont surpassé leur propres forces pour sauver leur vie et leurs biens. Les regarder. Louer le ciel. Pleurer ensemble. Impossible de rester insensible à ce chaos. Le traumatisme est et sera toujours présent.

Le week-end est passé bien trop rapidement mais je sais que dans quelques semaines je serais à nouveau là pour cette fois ci profiter pleinement sans penser, ou du moins éviter, à toute cette tristesse qui s’est installée depuis le 15 octobre dernier… parce que les fêtes seront là mais aussi la force, l’espoir, l’amour et la foi (Si seulement vous verriez tout ce qui se dégage de ces personnes ❤) .

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Sains et saufs 

Si vous suivez l’actualité internationale et mon Instagram, vous saurez que ma semaine a commencé de la pire façon qu’il soit…

Je vais quand même vous résumer la chose. Dimanche, le Portugal était ravagé de tout côté… J’ai passé des heures sans avoir aucunes nouvelles de mes parents alors que notre ville était encerclée par les flammes… Mes parents combattaient seules cette horreur pour sauver nos maisons… Le pire aurait pu arriver… Mais heureusement, Dieu et nos anges gardiens étaient avec nous, avec eux…

Depuis je ne cesse d’y penser, d’imaginer l’enfer qu’ils ont dû vivre et ce qui aurait pu se passer. Et moi loin d’eux. Certes, peut-être que je n’aurais rien pu faire, même maintenant, mais ne pas être au près d’eux dans cette épreuve m’est difficile. Je sais qu’ils sont mal, qu’ils sont encore sous le choc et je suis là à poursuivre ma vie comme si rien ne s’était passé. Ou presque.

Ce sont des moments comme celui ci qui rendent la distance beaucoup plus difficile à vivre. Ce sont des moments comme celui ci qui te font prendre encore plus conscience de l’importance qu’ont les gens. On a beau avoir eu quelques tensions dans le passé, j’ai laissé ma rancune de côté depuis bien longtemps. Ce sont mes parents et je n’imagine pas ma vie sans eux. Ils sont en quelque sorte mon pilier.

Aujourd’hui je n’ai qu’une hâte. Être à ce week-end de novembre pour enfin les prendre dans mes bras.