De vive voix …

Je n’ai pas été élevée dans un environnement où l’on exprimait ses émotions. Je n’ai par exemple jamais entendu de « je suis fière de toi » ni même de « je t’aime »… bien évidemment les gestes le démontraient mais souvent des mots peuvent faire toute la différence.

Je ne sais donc si c’est à cause de ça mais j’ai vraiment du mal aussi à exprimer mes sentiments de vive voix. Pourtant je me suis toujours promis en grandissant de ne pas faire les mêmes erreurs que mes parents à ce sujet là. Impossible.

Je m’en suis d’autant plus rendu compte de cela ces derniers jours avec ce qui s’est passé… J’avais envie de leur dire que j’avais eu la peur de ma vie, que je les aimais tellement fort. Et pourtant, impossible que ces mots sortent de ma bouche. Juste un « moi aussi j’ai eu peur » timide avec les larmes aux yeux et la gorge nouée.

En amour, c’est à peu près la même chose. Si je n’entends pas de mots doux ni un « je t’aime » (du moins en premier), ces mots restent au bord des lèvres.

Peut-être que cela vient juste d’une peur de trop se dévoiler, ou d’être déçue, ou d’être abandonnée. Mais ce qui est étrange, c’est que je n’ai pas autant cette difficulté par écrit. Je peux écrire des pages entières pour exprimer mes sentiments, faire des compliments, me dévoiler complètement… Pourquoi ?!

Il va falloir que je travaille sur ça.. car il est bien beau de démontrer ce que l’on ressent (c’est d’ailleurs très important) mais souvent on a besoin d’entendre. Surtout quand on est loin de ces personnes que l’on aime tant…

 

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Sains et saufs 

Si vous suivez l’actualité internationale et mon Instagram, vous saurez que ma semaine a commencé de la pire façon qu’il soit…

Je vais quand même vous résumer la chose. Dimanche, le Portugal était ravagé de tout côté… J’ai passé des heures sans avoir aucunes nouvelles de mes parents alors que notre ville était encerclée par les flammes… Mes parents combattaient seules cette horreur pour sauver nos maisons… Le pire aurait pu arriver… Mais heureusement, Dieu et nos anges gardiens étaient avec nous, avec eux…

Depuis je ne cesse d’y penser, d’imaginer l’enfer qu’ils ont dû vivre et ce qui aurait pu se passer. Et moi loin d’eux. Certes, peut-être que je n’aurais rien pu faire, même maintenant, mais ne pas être au près d’eux dans cette épreuve m’est difficile. Je sais qu’ils sont mal, qu’ils sont encore sous le choc et je suis là à poursuivre ma vie comme si rien ne s’était passé. Ou presque.

Ce sont des moments comme celui ci qui rendent la distance beaucoup plus difficile à vivre. Ce sont des moments comme celui ci qui te font prendre encore plus conscience de l’importance qu’ont les gens. On a beau avoir eu quelques tensions dans le passé, j’ai laissé ma rancune de côté depuis bien longtemps. Ce sont mes parents et je n’imagine pas ma vie sans eux. Ils sont en quelque sorte mon pilier.

Aujourd’hui je n’ai qu’une hâte. Être à ce week-end de novembre pour enfin les prendre dans mes bras.